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De nombreuses communautés juives ont manifesté leur soutien aux catholiques. Pour n'en citer que quelques unes dont j'ai lu les lettres : Epinay sous Sénart, Longjumeau, Pau, Grenoble, Paris Copernic, Paris Centre communautaire, ...

Par Claudine

L’homme et son environnement dans le judaïsme

Dès le début du récit de la Bible, l’homme est en présence de la nature.

Ainsi en Gn 1,28, D’ bénit les deux premiers êtres humains en leur disant « Croissez et multipliez. Remplissez la terre et soumettez-la. Commandez aux poissons de la mer, aux oiseux du ciel, à tous les animaux qui se meuvent sur la terre ».

Ces versets semblent donner à l’homme le droit de faire ce que bon lui semble, tout pouvoir et toute liberté sur la terre : « soumettez-la ». L’homme domine plantes et animaux.

En Gn 2.15, c’est une autre relation de l’homme à la terre : « l’Eternel D’ prit l’homme et l’établit dans le jardin d’Eden pour qu’il le travaille et qu’il le soigne »

C’est la traduction du rabbinat. Le pape François et le grand rabbin Haïm Korsia préfèrent la traduction « pour le travailler et le conserver ». C'est-à-dire que nous devons travailler la terre pour la conserver pour les générations futures, transmettre la terre de génération en génération.

C’est la définition du « développement durable » !

 

Dans la pensée écologique actuelle, les versets de Gn1 correspondraient à « l’écologie capitaliste » et si la nature est trop abimée, les conséquences vont être couteuses.

Dans Gn 2, c’est l’écologie par amour de la nature, la place de lhomme est au milieu des arbres.

Gn 1 correspondrait à l’homme industriel, Gn 2 à l’homme méditatif.

 

Dans la loi juive existe un ensemble de commandements qui portent sur le rapport de l’être humain à son environnement, à la nature.

-  Ainsi l’année de la shemittah, qualifiée par la torah de shabbat pour l’Eternel, est une année de repos de la terre. Tous les 7 ans, les champs sont laissés en jachère mais aussi, durant cette année-là, ce que produit la terre est libre d’accès et mis à la disposition de tout le monde. C’est une année où les richesses de la terre sont redistribuées. L’esprit de cette loi, son objectif, est de prendre conscience des questions environnementales et du problème de la pauvreté.

 -  Il existe des lois qui limitent les ressources naturelles et la kashrout en est un exemple. Il y a des animaux que l’on peut consommer et d’autres qui sont interdits à la consommation. Autre exemple dans le monde végétal : la torah interdit la consommation des fruits pendant les premières années qui suivent la plantation d’un arbre, elle interdit les croisements de certaines espèces végétales, les greffes de certains végétaux. Il y a interdiction de détruire un arbre fruitier car il est une ressource alimentaire pour les êtres humains.

En relation avec ces interdictions, toute idée de gaspillage est bannie. Tout ce qui est nécessaire à la vie des êtres vivants doit être préservé : « on ne peut jeter ce qu’un chien pourrait manger ». Il est souhaitable de consommer avec modération, avec mesure.

Toutes ces lois ont donc pour but de se montrer que l’on ne peut se servir du monde animal et du onde végétal de manière inconsidérée et sans modération. L’être humain, « l’adam », doit travailler la terre non pas d’une manière anarchique mais en se soumettant à des lois

Aujourd'hui, 24 janvier, la communauté juive fête Tou Bichvat, le nouvel an des arbres, et il est de coutume de planter un arbre si cela est possible. Cela a été fait à la synagogue ce matin.

 

En conclusion, je citerai quelques versets qui appuient ce qui a été dit :

Psaume 24,1 : « A l’Eternel appartient la terre et ce qu’elle renferme et ceux qui l’habitent. Car ces lui qui l’a fondée sur les mers et affermée sur les flots »

 L’Ecclésiaste : Dieu dit à l’humain « Considère que le monde que je t’ai donné et toute sa beauté, soigne-le et ne le défigure pas. Prends en soin car sinon personne ne le fera à ta place.

 Michée 6,8 : « Marche humblement et laisse aux générations futures un endroit propre et sain ».

 La tâche qui parait importante aux religions du 21ème siècle est d’aider les hommes à modifier leur relation avec l’environnement. Les hommes doivent passer de la position de consommateur effréné à celle de gestionnaire responsable.

L’homme n’est pas un simple « cueilleur », il est partenaire du Créateur.

 

Le pape a reçu une délégation du Congrès juif mondial (World Jewish Congress WJC), dans la soirée du 26 septembre 2016, au Vatican. A l’ordre du jour des entretiens : les migrants arrivant aux portes de l’Europe.
Comme les trois années précédentes, l’audience, qui a eu lieu à la Maison Sainte-Marthe, se situait dans le contexte de l’approche des grandes fêtes d’automne juives : Roch Hachana (Nouvel An juif, 3 et 4 octobre), et Yom Kippour (Jour du Grand Pardon, 11 et 12 octobre).

Lire l'article sur Zenit

Par Pierre

Quelques notes extraites de :                                                                            Janvier 2016                                                                                                                             

 

1) L’homme a été créé par Dieu : pour les chrétiens, le premier regard sur la création, c’est celui de la Genèse :

  • Dieu vit tout ce qu’Il avait fait : cela était très bon (p51= Genèse 1,31)
  • Chaque être humain est créé par amour à l’image et à la ressemblance de Dieu (Gn 1,26)
  • Le récit de la création suggère que l’existence humaine repose sur 3 relations fondamentales intimement liées : relation avec Dieu, avec le prochain et avec la terre (p52). La rupture de ces trois relations vitales c’est le péché. (p52).
  • Nous ne sommes pas Dieu ; La terre nous précède et nous a été donnée. Etant à l’image de Dieu, l’Homme a reçu mission de « dominer la terre », mais dans le passé, les chrétiens ont parfois mal interprété les écritures sous la forme d’une « domination absolue sur les autres créatures » (p53). En fait la terre Lui appartient : « au Seigneur la Terre » dit le psaume 24 (psaume 24,1) la terre et tout ce qui s’y trouve (Deutéronome 10,14). On voit aussi dans le Lévitique (Lv 25,33), « la terre m’appartient et vous n’êtes pour Moi que des étrangers et des hôtes » p54.
  • Les textes bibliques nous invitent à « cultiver et garder  le jardin du monde » (Gn2,15). Cultiver veut dire « labourer, défricher, cultiver ». Garder veut dire « protéger, sauvegarder, préserver, soigner, surveiller ». p53
  • La bible ne donne pas lieu à un anthropomorphisme despotique qui se désintéresserait des autres créatures (p54)
  • D’ailleurs, Dieu a donné des règles à Israël pour vivre avec la nature et la protéger ; Par exemple, Il a demandé de prendre soin du repos, pour l’âne et pour le bœuf (exode 23,12), parce que « homme et animaux ont été créés ensemble «  (Psaume 148,5). Il a prescrit le sabbat pour vivre en équilibre avec la nature, c’est le septième jour, mais aussi une année sabbatique tous les sept ans pour que la nature et l’homme se reposent, et le jubilé après 49 ans pour le pardon universel. Il a ajouté le devoir d’hospitalité, l’obligation de na pas tout ramasser pour permettre au pauvre de glaner les restes de la moisson (p57). Donc la fraternité des hommes va de pair avec le respect de la nature.

 2) La création est le reflet du Créateur : elle mérite comme Lui d’être contemplée

  • Dans les psaumes, c’est souvent la louange du créateur, mais parfois c’est la création elle-même qui loue Dieu son créateur « Louez le, soleil et lune ; Louez le, tous les astres de lumière ; Louez Le, cieux des cieux, et les eaux par-dessus les cieux » psaume 148 (p58)
  • Chaque créature est l’objet de la tendresse du Père, qui lui a donné sa place (p60). Jésus invitait ses disciples à contempler ; il leur disait « levez les yeux et regardez les champs, ils sont blancs pour la moisson (Jn 4,35) ; le grain de sénevé, le plus petit qui devient la plus grande des plantes, Regardez les oiseaux du ciel.. » Luc 12,6
  • Tout l’univers matériel est un langage de l’amour de Dieu ; c’est l’objet de sa tendresse demeuré parmi nous ; Le sol, l’eau, les montagnes, tout est caresse de Dieu » (p66)
  • Pour le croyant, contempler la création, c’est aussi écouter un message, entendre une voix paradoxale et silencieuse (p67).

 3) Nous avons une mission : répondre à la volonté, au projet  de Dieu, mais que nous demande t il ?

  • Nous sommes appelés à être les instruments de Dieu, pour que notre planète soit ce qu’Il a rêvé en la créant, pour qu’elle réponde à son projet de paix, de beauté, et de plénitude (p42).
  • Il nous a demandé de « cultiver et garder la terre » et Il ne nous laisse pas seuls pour le faire ; il a envoyé l’Esprit Saint qui nous guide vers les bonnes décisions ; c’est à nous de l’Ecouter, et nous laisser conduire.
  • Nos difficultés à vivre ensemble et avec la nature, sont comme les douleurs de l’enfantement ; cette présence divine … est la continuation de l’action créatrice »(p63). « Dieu nous a unis si étroitement au monde qui nous entoure que la désertification du sol est comme une maladie pour chacun et nous pouvons nous lamenter sur l’extinction d’une espèce, comme si elle était une mutilation » (la joie de l’Evangile) (p70)
  • Parler de Création, « c’est signifier plus que de parler de la nature, parce qu’il y a un rapport avec un projet de l’amour de Dieu, dans lequel chaque créature a une valeur et une signification » (p 60) ; « la nature peut s’analyser, se comprendre, se gérer, mais la création est un don qui surgit de la main du père avec amour » (p60)

4) La nature est un héritage commun à tous les hommes, c’est notre maison commune

  • « Dieu a donné la terre à tout le genre humain, pour qu’elle fasse vivre tous ses membres, sans exclure ni privilégier personne » (p73). « Il n’est pas conforme au dessein de Dieu de gérer ce don d’une manière telle que tous ces bienfaits profitent seulement à quelques uns » (p74). « celui qui s’approprie quelque chose, c’est seulement pour l’administrer pour le bien de tous », sinon, c’est « nier l’existence de l’autre » (p75)
  • Dieu s’immerge dans sa création ; « il a créé le monde, il a créé l’homme, puis il est venu lui-même dans sa création, il s’est fait homme ; sa parole s’est fait action, le verbe s’est fait chair « une personne de la trinité s’est insérée dans le cosmos créé, en y liant son sort jusqu’à la croix » (p77). Par sa résurrection, Jésus « réconcilie tous les êtres avec Dieu, aussi bien sur la terre que dans les cieux » (Colossiens 1,19).
  • « les créatures de ce monde ne sont plus simplement naturelles, parce que le Ressuscité … les oriente vers un destin de plénitude.   … Même les fleurs des champs sont maintenant remplies de sa présence » (p78)

 5) La crise écologique est due à l’homme

  • « La technologie nous a permis de développer la créativité, et donné du pouvoir : pouvoir économique, énergétique, biologique, informatique, génétique » (p79)
  • Mais l’homme moderne n’a pas reçu l’éducation nécessaire pour en faire bon usage ». Il aurait fallu développer en parallèle l’être humain en responsabilité, en valeurs, en conscience » p82.
  • Le développement technologique se fait en lui-même, dans « une méthode scientifique qui est explicitement une technique de possession, de domination, et de transformation » (p83) « il devient impossible de se servir de la technique comme d’un instrument » (p84). « le paradigme technocratique exerce son emprise sur l’économie, sans prêter attention aux conséquences négatives sur l’être humain » (p85). Le seul objectif, c’est de maximiser les bénéfices, sans garantir le développement humain intégral ni l’inclusion sociale » (p86).C’est « une grande démesure anthropomorphique » (p91) « l’homme se substitue à Dieu, et n’est plus collaborateur de Dieu ; il finit par provoquer la révolte de la nature » (p92 + Jean-Paul II)
  • « il y a nécessité d’une conception correcte du travail, car nous parlons de la relation de l’être humain avec les choses » (p97). « le travail devrait être le lieu  d’un développement personnel multiple (créativité, projection dans l’avenir, développement de ses capacités, mise en pratique de ses valeurs, communication avec les autres et adoration » (p98) ; sinon c’st l’érosion du capital humain, de la confiance, de la fiabilité, du respect » (p99)
  • De même il est « contraire à la dignité humaine de faire souffrir inutilement les animaux et de gaspiller leur vie. Toute utilisation exige un respect religieux de l’intégrité de la création «  (p102)

 6) Nous vivons un changement global, pas seulement écologique

  • L’environnement humain et l’environnement naturel se détériorent ensemble (p36) :
    • le rapport à la nature
    • les liens entre les personnes
    • les liens entre les pays
  • une vraie approche écologique se transforme toujours en une approche sociale, qui doit intégrer la justice, dans les discussions, et écouter autant la clameur de la terre que la clameur des pauvres » (p38). Ce sont les pauvres qui souffrent davantage des plus graves effets  des agressions environnementales (p36). Il y a une vraie dette écologique entre le nord et le sud, liée aux déséquilibres commerciaux avec des conséquences écologiques » (p40)
  • la dégradation de l’environnement comme la dégradation humaine et éthique sont intimement liées (p44). Toute approche écologique doit incorporer une perspective sociale qui prenne en compte les droits fondamentaux des plus défavorisés (p73)
  • face à l‘épuisement des ressources, il se créée progressivement un scénario favorable à de nouvelles guerres, déguisées en revendications nobles « (p45). Accès à l’eau, à l’énergie, à la terre. La guerre produit aussi des catastrophes sur l’environnement.
  • François reprend l’image du déluge dans la genèse :  lorsque Dieu menace d’exterminer l’humanité en raison de son incapacité constante à vivre à la hauteur des exigences de justice et de paix, « la fin de toute chair est arrivée, je l’ai décidé, car la terre est pleine de violence à cause des hommes «  (Gn 6,13) (p56)
  • « La protection authentique de notre propre vie comme de nos relations avec la nature, est inséparable de la fraternité, de la justice ainsi que de la fidélité aux autres » (p56)

 7) Pour une écologie intégrale : environnementale, économique, sociale, culturelle, quotidienne

  • Il n’y a pas deux crises, l’une environnementale et l’autre sociale mais une seule crise complexe. (p108)
  • Toute atteinte à l’environnement provoque des crises sociales, et « toute atteinte à la solidarité et à l’amitié civique provoque des dommages à l’environnement » (p110)
  • « Il faut faire attention aux cultures locales lorsqu’on analyse les questions en rapport avec l’environnement ; c’est la relation de l’être humain avec l’environnement » dans une culture précise (p112) ; c’est le cas par exemple de la « notion de qualité de vie, qui est propre à chaque groupe humain » (p113)
  •  « la terre que nous recevons appartient aussi à ceux qui viendront » « On ne peut plus parler de développement durable sans une solidarité intergénérationnelle » (p122) ; c’est un prêt que chaque génération reçoit et doit transmettre.

 8) Alors que faire ? quelques lignes d’orientation

  • « on a besoin d’un consensus mondial pour une agriculture durable et diversifiée, pour les énergies renouvelables, pour la gestion des ressources forestières et marines, pour l’accès à l’eau potable » (p128)
  • Il existe déjà des expériences positives ; convention de Bale pour les déchets, convention sur le commerce de la faune et de la flore sauvage, convention de Genève sur la couche d’ozone (p130), mais c’est insuffisant
  • « il faut faire appel à une autorité mondiale pour gouverner l’économie, pour le désarmement intégral, pour la sécurité alimentaire et la paix, pour la protection de l’environnement, pour réguler les flux migratoires » (pp135 +caritas in veritate de Benoit XVI).
  • L’action des états ne suffit pas ; l’immédiateté politique conduit à une croissance à court terme (p136), alors qu’une continuité est indispensable ; « les politiques de changement climatique ne peuvent pas changer chaque fois que le gouvernement change » (p139) et il faut faire vite car pour les pays en développement, la réduction des ressources ressemble à une injustice (p131) elle leur interdit le développement.
  • « Les décisions doivent se prendre autrement : l’étude d’impact environnemental doit précéder l’élaboration de tout projet de production ; elle doit impliquer la concertation locale (p141)
  • L’environnement fait partie des biens que les mécanismes du marché ne peuvent pas défendre » (p145) ; nous devons convertir le modèle de développement global et réfléchir sur le sens de l’économie et de ses objectifs «  (p148)
  • L’heure est venue d’accepter une certaine décroissance dans quelques parties du monde (p148)
  • « la maximalisation du gain est une distorsion conceptuelle de l’économie si elle se fait au prix des ressources futures, de la santé, ou de l’environnement » (p149) il faut tenir compte du prix des manques de ressources des générations futures.

 9) Et pour nous même ? une vraie éducation écologique, une spiritualité écologique

  • « les croyants doivent être cohérents avec leur propre foi et ne pas la contredire par leurs actions «  (p153)
  • Le marché créée un consumérisme compulsif : nous possédons trop de moyens pour des fins limitées et rachitiques » (p156) ; l’obsession d’un style de vie consumériste ne pourra que provoquer violence et destruction réciproque, surtout quand seul un petit nombre peut se le permettre » p157
  • « notre destin commun nous invite à chercher un nouveau commencement ; c’est l’éveil d’une nouvelle forme d’hommage à la vie »  (p158) : « un changement dans notre style de vie pourrait réussir à exercer une pression saine sur ceux qui détiennent le pouvoir » Les entreprises savent s’adapter aux changements des consommateurs »
  • « l’éducation environnementale a changé. Elle inclut une critique des mythes de la modernité : individualisme, progrès indéfini, concurrence, consumérisme, marché sans règle » (p160)
  • Certains chrétiens ont l’habitude de se moquer des préoccupations d’environnement. Ils ont besoin d’une conversion  écologique.(p165). « nous devons examiner nos vies et reconnaître de quelle façon nous offensons la création de Dieu par nos actions ; c’est un changement du cœur » qu’il faut opérer (p126)
  • « le monde est un don reçu de Dieu ; nous devons prendre conscience que nous ne sommes pas déconnectés des autres créatures, mais que nous formons avec elles une communion universelle » (p168)
  • Quand on sait dans l’évangile qu’aucun des petits oiseaux n’est oublié au regard de Dieu comment peut on les maltraiter ? » les polluer ? (p168) Nous sommes appelés à cette fraternité sublime avec toute la création (p168)

 Un changement qui permet au chrétien de se rapprocher de Dieu

  • « le fait d’être sereinement présent à chaque réalité ouvre … vers l’épanouissement personnel » p168)
  • La recherche de la sobriété et la simplicité permet d’éviter la dynamique de domination » (p169)
  • On peut retrouver ainsi « l’intégrité de la vie humaine » (p170)
  • « la paix intérieure des personnes tient dans une large mesure, de la préservation de l’écologie et du bien commun  (p170) ; elle conduit à un style de vie équilibré qui rejoint la profondeur de la vie » (p170)
  • Jésus nous a rappelé que nous avons Dieu comme père commun ce qui fait de nous des frères. L’amour fraternel est gratuit, comme le vent, le soleil et les nuages ; nous pouvons parler de fraternité universelle » (p172)
  • L’amour est fait de petits gestes d’attention mutuelle. L’écologie aussi. (p173)
  • « par de nombreuses associations en faveur du bien commun en préservant l’environnement, un nouveau tissus social local surgit, dans la conscience d’habiter la maison commune, que Dieu nous a confiée. (p175)
  • « dans l’expérience chrétienne, toutes les créatures de l’univers matériel trouvent leur vrai sens dans le Verbe incarné, parce que le Fils de Dieu a intégré dans sa personne, une partie de l’univers matériel » (p177)
  • « dans l’eucharistie, Dieu, fait homme, se fait nourriture pour sa créature. Le monde qui est issu des mains de Dieu, retourne à Lui dans une joyeuse et pleine adoration » (p178)
  • La nature, dans sa diversité, est le reflet de la Trinité (p180)
  • La vie éternelle est un prolongement de la nature, un émerveillement partagé. Chaque créature y aura sa place. Ce sera notre nouvelle maison commune dans la fête céleste (p183)

 

L’hymne de François d’Assise

« Loué sois-tu, mon Seigneur,
avec toutes tes créatures,
spécialement messire frère soleil,
qui est le jour, et par lui tu nous illumines.
Et il est beau et rayonnant avec grande splendeur,
de toi, Très Haut, il porte le signe.

Loué sois-tu, mon Seigneur,
pour sœur  lune et les étoiles,
dans le ciel tu les as formées
claires, précieuses et belles.

 Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère vent,
et pour l’air et le nuage et le ciel serein
et tous les temps,
par lesquels à tes créatures tu donnes soutien.

 Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur  eau,
qui est très utile et humble,
et précieuse et chaste.

 Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère feu,
par lequel tu illumines la nuit,
et il est beau et joyeux, et robuste

 

Communiqué d'Inter Accueil en Essonne

Face au déferlement de violence qui a meurtri à nouveau Paris et sa banlieue vendredi 13 novembre, mais aussi Beyrouth deux jours plus tôt, Yola au Nigéria quatre jours plus tard, et tant d’autres régions où sévit le terrorisme :

 Nous, croyants de différentes religions abrahamiques, exprimons notre solidarité et notre compassion à toutes les familles des victimes et aux blessés, où qu'ils soient.

 Nous condamnons avec vigueur ces actes terroristes et refusons d'entrer dans une logique de violence entre personnes de différentes religions ou convictions philosophiques. 

 Nous nous engageons à résister aux discours de haine et à promouvoir le dialogue interreligieux et interculturel, seule voie qui s'offre à nous pour repousser les barrières et chasser les peurs.

Croyants tous, mais de façons différentes, au Dieu Un, nous voulons être fidèles aux enseignements de paix et de réconciliation qui sont à la source de nos Traditions et de nos chemins de foi et de vie.

                                                                                                                IAE, le 19/11/2015 aux Ulis

Notre ville de Paris, notre pays, ont été frappés hier soir avec une sauvagerie et une intensité particulières.

Après les attaques de janvier dernier, après l’attentat de cette semaine à Beyrouth et tant d’autres au long de ces derniers mois, notamment au Nigéria et dans d’autres pays d’Afrique, notre pays connaît à nouveau la douleur du deuil et doit faire face à la barbarie propagée par des groupes fanatiques.

Ce matin, je prie et j’invite les catholiques de Paris à prier pour celles et ceux...

Lire la suite sur Diocèse de Paris

 

 

qui ont été tués hier et pour leurs familles, pour les blessés et pour leurs proches et pour ceux qui s’activent pour venir à leur secours, pour les forces de l’ordre soumises à une redoutable tension, pour nos gouvernants et pour notre pays afin qu’ensemble nous demeurions dans l’unité et la paix des cœurs.Je demande aux paroisses de Paris de se conformer strictement aux mesures de prudence édictées par les autorités publiques. Je leur demande de faire de cette journée et celle de demain dimanche des journées de deuil et de prière.

Dimanche soir à 18h30, je présiderai la messe à Notre-Dame de Paris à l’intention des victimes de cette nuit et de leurs proches et à l’intention de notre pays ; le glas de la cathédrale sonnera à 18h15. La télévision catholique KTO retransmettra cette messe, permettant à tous ceux qui le souhaiteront de s’y associer.

Face à la violence des hommes, puissions-nous recevoir la grâce d’un cœur ferme et sans haine. Que la modération, la tempérance et la maîtrise dont tous ont fait preuve jusqu’à présent se confirment dans les semaines et les mois qui viennent ; que personne ne se laisse aller à l’affolement ou à la haine. Demandons la grâce d’être des artisans de paix. Nous ne devons jamais désespérer de la paix, si on construit la justice.
+André cardinal Vingt-Trois, archevêque de Paris

Suite aux attentats de Paris et St-Denis, a eu lieu le 29 novembre à l’IMA (Institut du Monde arabe) un grand rassemblement de musulmans, à l’initiative du CFCM et en présence de Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur et Jack Lang, président de l'IMA. À cette occasion a été proclamé le Manifeste citoyen des musulmans de France, texte considéré comme historique et fondateur.

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